Mes conseils nutritionnels pendant la grossesse

La santé de la mère, condition de la santé de l’enfant

Un bon équilibre nutritionnel dès avant la grossesse permet de prévenir les carences et de maintenir un bon équilibre de santé.

Pendant la grossesse, cet équilibre est nécessaire à l’enfant en construction.

Ce que la Science nous apprend sur ce qui se passe dans le corps maternel

– La conception désirée

Savoir qu’on a conçu un enfant vous paraît évident. Pourtant encore trop souvent les femmes ”tombent enceinte” et ne s’en rendent compte qu’à l’absence des règles.

L’état de grossesse n’est donc pas toujours perçu immédiatement. Quelques signes ne trompent pas : en plus du retard de règles, cela peut-être une tension des seins, des malaises et des dégoûts, de la fatigue, un appétit soudain … ils varient avec chaque femme.

– Le premier jour de la grossesse : l’union intime et cellulaire féminin-masculin dans la trompe de l’utérus

L’œuf humain se forme par la réunion d’un seul ovule et d’un seul spermatozoïde. Cette rencontre est la conception et se fait dans une des trompes de l’utérus. Les deux cellules de la mère et du père, ensemble, ont tout le potentiel – on les dit ”totipotentes” – pour fabriquer l’Etre humain intégralement, accueillies, protégées et aidées totalement comme nous allons le voir par le corps féminin.

– La première semaine : premier voyage dans la trompe utérine puis nidation au fond de l’utérus

Les mouvements des cils de la trompe vont doucement amener l’œuf vers le fond de l’utérus où il va faire son nid, se ”nider”. Il ressemble à une petite mûre, (stade ”morula”) possède 16 à 64 cellules et mesure 150 micromètres.

C’est la nidation-implantation de l’œuf humain au fond de l’utérus, qui dure 12 à 14 jours. Après le stade ”morula” on observe le stade ”blastula” qui devient ”blastocyste” (du grec βλαστός –blastos qui signifie « germe, bourgeon » et ”κύστις-kystis” pour « cavité ou kyste »).

En s’implantant dans la paroi musculaire de l’utérus, la morula devenue blastula creuse une cavité en son centre qui devient progressivement la cavité amniotique, contenant le liquide amniotique dans lequel baignera 9 mois durant, l’embryon, puis le fœtus et l’enfant à naître.

C’est dès la fin de la première semaine que l’œuf devient embryon, jusqu’au deuxième mois.

A partir du début du troisième mois, il est fœtus, jusqu’à devenir enfant viable, extrême prématuré s’il nait à 5 mois, puis grand prématuré et prématuré avant les classiques 9 mois.

Selon une étude menée par l’Institut National de la Santé et des Affaires sociales d’Helsinki et publiée par le Docteur Reija Klemetti, dans le journal Human Reproduction en août 2012 :

« Cette prématurité peut être liée aux conditions socio-économiques, à l’activité professionnelle, à l’’âge trop avancé, à des addictions (cigarettes, alcool, drogues), à des antécédents de prématurité ou encore à des Interruption Volontaires de Grossesse répétées. ».

– La formation du placenta pour 9 mois jusqu’à la délivrance

Dès la nidation vers le 7ème jour de vie, à l’endroit où il a fait son ”nid” au fond de l’utérus, l’embryon fabrique le placenta. Il mesure d’abord 1,5 cm2 et atteindra à la fin de la grossesse 15 cm2..

Le placenta, (du mot grec πλακόεις, πλακούς, « plat, en forme de plaque ») est la plaque à la fois nourricière et barrière- intermédiaire entre la mère et l’enfant en construction.

Du coté utérin il s’implante, s’enracine dans la paroi du muscle utérin pour recevoir le sang maternel, et de l’autre, il développe le cordon ombilical qui sera assez long (55 cm et 1,5 cm de diamètre, de couleur blanc nacré).

Le cordon contient les 2 vaisseaux artériels destinés à amener le sang rouge nécessaire à la croissance du bébé et une seule veine de retour contenant les déchets ou molécules qui seront évacuées par le sang maternel après avoir traversé le placenta.

La longueur du cordon ombilical permet les mouvements du foetus dans le berceau-piscine amniotique. 

Ainsi le placenta et le cordon se développent rapidement et fonctionnent jusqu’à la naissance, au moment de ce qu’on appelle la délivrance. Il sort de l’utérus après la naissance de l’enfant dont on a coupé le cordon l’unissant à sa mère.

La placenta sépare tellement les deux circulations sanguines que le groupe sanguin de l’enfant est différent de celui de sa mère. Son groupe sanguin est issu du  bagage génétique de son père et de sa mère. Les cellules souches qui vont former les cellules sanguines de l’embryon dérivent de cellules au centre de l’embryon.

Ainsi le sang de la mère va nourrir le placenta, lequel filtre de nombreux éléments, des molécules nutritives qui se déverseront dans le nouveau sang, celui de l’enfant. Celui-ci passe dans le cordon ombilical et permet le développement complet de l’enfant in utero.

Les cinq fonctions du placenta  

1/ Nourrir avec l’eau, les sucres – qui passent au maximum à la fin de la grossesse pour préparer la lactation-, les acides aminés pour fabriquer les protéines, les minéraux, les oligo-éléments, les vitamines – surtout hydrosolubles très peu d’A, D, E, K qui sont liposolubles – et évidemment les facteurs de croissance hormonaux venant de la maman. Les lipides arrivent au placenta par le sang de la mère, le placenta les  simplifie en petites molécules et en fabrique de nouvelles adaptées au corps de l’enfant en construction. Le cholestérol passe la barrière du placenta pour fabriquer les hormones sexuelles en particulier, différentes selon le sexe de l’enfant.

Les nutriments traversent le placenta grâce aux hormones l’une dite de croissance (Growth Hormone) et l’autre TSH fabriquée par la thyroïde (Thyroid Stimulating Hormone) qui est à une concentration 2 à 3 fois plus élevée chez le fœtus que chez la mère.

Ils sont tous nécessaires au développement d’un premier jour de la vie où nous ne sommes pas plus grand qu’un grain de sable pour devenir un magnifique bébé de 2 à 4kg qui mesure jusqu’à 50 cm.

2/ Oxygéner car tous les organes de l’embryon et du fœtus ont besoin d’oxygène pour grandir, 15 fois moins que la maman, car l’embryon et le fœtus n’ont pas encore d’activité musculaire importante.

3/ Filtrer les déchets car le corps en construction de l’enfant libère déjà des déchets qui seront éliminés par le corps de la maman, par ses poumons pour le CO2, son foie, ses urines en particulier, mais aussi par les urines stériles de l’enfant libérées dans la cavité amniotique. Les urines du foetus se mélangent donc avec le liquide amniotique dans lequel il baigne.

4/ Fabriquer des hormones et ainsi prendre le relais des ovaires. Le placenta s’autonomise, devient une glande hormonale, fabricant lui-même les 3 oestrogènes et la progestérone, hormone de la grossesse – comme son nom l’indique- qui empêche la contraction des fibres musculaires de l’utérus pour qu’il n’y ait pas de risque de fausse couche. Il fabrique aussi dès le 2ème mois de la grossesse l’hormone de croissance à des taux très élevés, jusqu’à 1 à 3 grammes par jour, pour soutenir et amplifier la croissance du fœtus jusqu’à l’accouchement.

Dès le 8ème mois, le placenta prépare le corps de la mère à l’allaitement maternel, en fabricant l’hormone lactogène ou Prolactine et en laissant passer le maximum de sucres comme si la mère était diabétique, déversant le maximum de sucres non pas dans ses urines, mais vers son enfant. On peut dire que l’allaitement maternel est prévu dès avant l’accouchement.

5/ Protéger l’enfant grâce aux défenses immunitaires de l’enfant à naitre qui passent par sa mère.

Le placenta laisse passer les défenses immunitaires, donc les anticorps circulant dans le sang de la mère, les protégeant tous deux des bactéries et virus. Par exemple le bacille de Koch de la tuberculose ne passe pas la barrière placentaire mais peut atteindre la mère si elle n’est pas vaccinée ou si elle est en mauvaise santé.

Le placenta crée donc une formidable barrière immunitaire qui permet au corps de la mère d’accepter le corps étranger qu’est l’œuf puis l’embryon puis le fœtus en elle. C’est le placenta qui protège l’enfant des lymphocytes tueurs (Natural Killers) de sa mère.

Cependant des toxiques pour l’enfant comme pour sa mère, peuvent passer au travers du placenta, l’alcool, les drogues, les métaux lourds tels que le plomb ou l’arsenic, des médicaments, et des toxines microbiennes des virus ou de parasites.

Ainsi in utero, l’enfant à naitre acquiert des défenses immunitaires avant que son propre système immunitaire ne soit complètement mature, ce sera 1000 jours après sa conception, donc à l’âge de 2 ans (270 jours de grossesse + 2 années de 365 jours = 1000 jours).

Le placenta étant donc perméable aux toxiques, il faut donc les éviter comme avant la grossesse : tabac, alcool, drogue, et autres perturbateurs…

Un impératif : le besoin de repos pour rattraper les fatigues dues aux besoins du bébé et à l’état hormonal de la grossesse, le plus de sommeil et siestes possible !

C’est le premier trimestre qui est le plus important, car c’est la période de mise en place de tous les organes vitaux de l’enfant, qui doit se faire sans aucune interférence toxique ou médicamenteuse, avec le moins d’inquiétude possible. C’est pour cela qu’il est important que la future mère comprenne bien ce qui se passe en elle, comment se développe son enfant et quels sont ses besoins vitaux. Cela n’est pas moins important pour le futur père.

Savoir ce qu’il faut éviter en période de grossesse

Globalement au début de la grossesse, – il ne faut pas avoir peur de le dire à son médecin – il faut éviter tout ce qui peut influer négativement sur la formation du bébé, en particulier de son cerveau et de sa moelle épinière et de tous les organes qui le constituent.

Grande prudence avec les traitements médicaux

– Pas d’aspirine (fausses couches) ou d’anti-inflammatoires type ibuprofène (surtout dès le 5e mois), de traitements contre l’acné sévère, certains antidépresseurs mais aussi anticoagulants, traitements contre l’épilepsie, la migraine ou l’hypertension, …

– Le paracétamol, déjà connu pour sa toxicité hépatique en cas de surdosage (attention au cumul de médicaments en contenant), a été remis en question dans une étude scientifique sur la fertilité des fœtus mâles (cryptorchidisme qui fait que un ou les 2 testicules de l’enfant ne descend pas naturellement dans la bourse).

– Eviter les antibiotiques, sauf absolue nécessité (appendicite, abcès,…)

 *ils modifient la flore intestinale, la déséquilibrent, et gênent l’absorption des nutriments à travers la barrière intestinale pour leur passage dans le sang

*certains comme les tétracyclines peuvent être à l’origine de malformations dentaires ou de troubles neurologiques tels que : troubles de l’audition, de la vue, …

– Pas d’hormones : prises par la mère, quel que soit le mode d’administration, car elles traversent le placenta et peuvent ainsi atteindre, par le cordon ombilical, l’embryon en formation. On sait que l’administration d’œstrogènes ou de substances identiques pendant le 1° trimestre de la grossesse peut être à l’origine de malformations congénitales futures chez l’enfant : utérus en deux parties (bifide) qui peut rendre la future enfant fille stérile, anomalies du canal urinaire chez les garçons (hypospadias = le canal urinaire à l’extrémité du pénis, se termine au dessous du gland), cancer des voies génitales ou urinaires (surtout le rein) à l’adolescence…

– Pas de médicaments pour dormir (somnifères), contre l’anxiété (anxiolytiques), la déprime (antidépresseurs)… car on ne connaît pas suffisamment leur mode d’action en particulier sur la formation du système nerveux central (cerveau) et périphérique (moelle épinière).

– Eviter les vaccins surtout pendant le premier trimestre de la grossesse, même contre la grippe : ceux-ci ont été mis en cause dans plusieurs études récentes (1)

Et le tabac  : une évidence !

Grossesse et tabac, bonjour les dégâts !

1 femme sur 5 fume, cela fait 180 000 bébés intoxiqués.

Il y a 36% de fumeuses en début de grossesse : il en reste 22% au dernier trimestre, mais 56% d’entre elles reprennent après l’accouchement, ce qui aggrave les risques pour les enfants.

Le tabac fumé apporte plusieurs composants toxiques :

– gaz carbonique 10 à 15% , monoxyde de carbone 3 à 6%, volatils divers.. Aucun n’est utile à la santé de la mère ou de l’enfant.

– substances cancérigènes, métaux (nickel, cadmium), radicaux libres, nicotine..

Les principaux constituants du tabac passent la barrière placentaire et peuvent atteindre le fœtus ce qui ne peut que lui faire du mal.

Quels sont les effets nocifs du tabac ?

– L’altération de la fertilité du père et de la mère, selon l’importance de la consommation, l’âge, et le délai de conception après l’arrêt de cette drogue.

– Chez la Mère, il provoque des grossesses extra utérines, fausses-couches spontanées, métrorragies, hématomes rétroplacentaires, hypoxies, prématurités par rupture des membranes avant 34 semaines, hypertensions artérielles gravidiques, pathologies bucco-dentaires, vergetures, problèmes de cicatrisation césarienne, problèmes de glycémie, de taux d’insuline, HGC

– Chez le Foetus, on observe des retards de croissance intra-utérin (RCIU), des malformations foetales (Spina Bifida, fentes labio-palatines, anomalies des membres, malformations cardiaques ou urinaires). La mort foetale in utero (MFIU) est observée 3 fois plus chez des mères fumeuses (apnées obstructives du sommeil).

Baisse du rythme de la fréquence respiratoire du foetus, problèmes cardiaques.

– Chez le nouveau-né et le nourrisson et plus tard, on observe deux fois plus d’asthme, d’infections respiratoires, de troubles de la pression artérielle, de problèmes de développement psychomoteur ou cognitif de l’enfant, de troubles du comportement.

Quels sont les effets nocifs de l’alcool ?

Chez les femmes enceintes, la restriction sur l’alcool est variable, la plupart font un effort important sur leur consommation : suppression 60%, abstention 6%, faible (1-2/s) 26%, modérée (3-6/s ou 3-5/1prise) 5,5%

Il faut savoir que l’alcool passe totalement dans le sang : le foie du foetus ne peut l’éliminer, il passe donc dans le système nerveux et les organes, ce qui provoquera de l’hyperactivité, des problèmes comportementaux et émotionnels très sérieux.

Il y a comme toujours même chez l’adulte une relation dose-effets. Soit la consommation est intense et soudaine, soit faible mais régulière : c’est pourquoi l’alcool est interdit pendant la grossesse, en prévention du SAF (Syndrome d’ Alcoolisation Foetale responsable d’handicap mental, d’anomalies faciales et du système nerveux) (2)

Quelle nutrition faut-il adopter pendant la grossesse?

Une Nutrition la plus naturelle et la moins cuisinée possible !

Quels types d’aliments ?

Le plus possible de produits végétaux, frais, de saison, de proximité et Bio.

L’alimentation sera adaptée en quantité et qualité, riche en vitamines et minéraux.

L’alimentation méditerranéenne est le meilleur modèle reconnu à ce jour par sa richesse en végétaux frais, son huile d’olive, ses produits laitiers et viandes de petits animaux, et ses produits de la mer. 

Elle comprend :

  fruits et légumes frais, légumineuses et céréales complètes, de préférence bio pour éviter l’action hormonale des pesticides.

  • peu de viandes rouge (bien cuite) : préférer viandes blanches (volailles) et non grasses, et œufs frais bio coque, un par jour minimum.
  • poisson et fruits de mer, huiles végétales vierges (olive, noix).

Quel type de cuisson ?

La cuisson à la Vapeur douce est la plus saine et la plus adaptée, elle détoxique les aliments et préserve les nutriments (3).

  • On préfèrera dans l’ensemble des mets simples et peu accommodés, bio, les salades et un mode de cuisson doux. On assaisonne avec des herbes, de l’huile d’olive et des huiles de noix ou de colza.
  • Les repas seront légers relayés par des en-cas faits de fruits et jus de fruits et légumes frais, de fruits secs et oléagineux.

Tout ce qui est industriel, préparé, avec additifs et conservateurs et pesticides, est à éviter complètement. Il faut bien sûr boire abondamment de l’eau filtrée de préférence.

Quels sont les aliments à risque ?

Les viandes crues du fait du risque de toxoplasmose, surtout ovine. Eviter aussi les laits crus, les poissons crus.

Sont aussi à éviter les charcuteries, les poissons fumés, les fruits de mer crus, les fromages a pâte molle, la croûte des fromages du fait des risques de listeria.

On évitera évidemment les crudités non lavées qui contiennent des pesticides, des parasites. Le lavage prolongé, le trempage dans du vinaigre est utile quand ………………..

Sont aussi à proscrire :

– Les excès de sucres : pain, pâtes, pâtisseries, produits trop cuits, produits sucrés et industriels (conserves, plats traiteur ou industriels) sont des sucres, vrais ou cachés.

– Les excès de produits laitiers et protéines du lait de vache. On choisira en priorité les fromages fermiers de chèvre et brebis, pas plus d’une seule portion par jour.

– Attention au soja qui a une action hormonale forte (isoflavones, phyto-oestrogènes très actifs qui provoquent des pubertés précoces chez le petit enfant et des récidives de cancers hormono – dépendants chez l’adulte), donc à éviter.

Quels sont les risques sur la santé future de l’enfant liés à la nutrition ?

  • Avec la viande crue, il y a des risques de toxoplasmose, créant des malformations oculaires ou nerveuses chez l’enfant. C’est pourquoi il est important de faire le test pour savoir si l’on est immunisée, ainsi que pour la rubéole. Le test pour la toxoplasmose se fait 3 mois avant la grossesse, mais s’il est négatif cela veut dire que la mère ne possède pas les anticorps pour protéger le bébé contre la toxoplasmose.

Pour la rubéole, la grande majorité des femmes enceintes sont  protégées par les anticorps contre la rubéole qu’elles ont fabriqué durant l’enfance, après avoir contracté le virus ou après avoir été vaccinées.

Il faudra alors surveiller par prise de sang mensuelle pour la sérologie de la toxoplasmose – car il n’existe pas de vaccin contre la toxoplasmose. On évitera donc les viandes peu cuites ou crues ! Alors, on choisit poisson sauvage et volailles bio ou fermières cuits à la vapeur douce ne dépassant 95-97°C. !

  • Veiller à un apport en Vitamine B9 ou acide folique pour prévenir le spina bifida chez l’embryon (non fermeture osseuse de la moelle épinière au bas du dos), et le retard de croissance intra-utérin. Pour prévenir il est donc conseillé des légumes feuilles, tous les végétaux surtout verts, frais non dégradés par la cuisson. Une supplémentation est conseillée en début de grossesse les 3 premiers mois, comme dans les 3 à 6 mois précédents la conception.
  • La Vitamine B12 : sa carence altèrerait la cognition par inhibition du métabolisme des neurotransmetteurs (4). Elle doit être évitée chez la femme avant et pendant la grossesse. La vitamine B12 est utile au développement et au fonctionnement du système nerveux, du cerveau, et de l’organisme en général. Elle est présente dans les produits animaux, et donc les végétariens et surtout végétaliens purs doivent être suivis et supplémentés pour éviter de très graves complications pour l’enfant (fausse couche, coma, problèmes neurologiques, de carences et de croissance). Les pleurs excessifs et anormaux du nourrisson sont corrélés aux carences de la mère en B12 (5).
  • Des carences en acides gras essentiels, les omégas 3 (poisson, huiles de noix, colza, lin…) sont responsables de prématurité, et de maladies du système nerveux,
  • Pas assez de Calcium Végétal (mieux assimilé, à plus de 70%, que le Ca animal) entraîne un risque d’hypocalcémie, rachitisme et anomalies du squelette, lâchez-vous donc sur les salades et tous fruits et légumes frais !
  • Des excès de mauvais gluten et produits laitiers sont cause d’hypothyroïdie, de maladies respiratoires, et de maladies allergiques de la mère,
  • L’excès d’aliments trop cuits, industriels et de sucre sont cause de diabète… L’excès de cuisson rappelons-le transforme en sucre les glucides complexes (fibres des végétaux) et les protéines animales. De même il faut savoir que pain blanc, pâtes, riz blanc sont du sucre (maltose) et que les produits laitiers sont aussi riches en sucre (lactose) : ces catégories sont des sucres cachés, sans goût sucré mais hyperglycémiants et participant à l’addiction au sucre. Surpoids et diabète sont des risques autant pour la mère que pour l’enfant à venir.
  • L’obésité est à réduire en augmentant la proportion d’aliments végétaux sous forme de crudités, salades fraîches à volonté (surtout le soir) jusqu’à 80%. La cuisson à la vapeur sera courte. L’obésité, la prise de poids excessive (+de 15kg) sont cause de diabète gestationnel et de  complications obstétriques : les restrictions sont celles du diabète de types 1 ou 2 pendant la grossesse qui ont pour conséquences majeures des risques d’obésité pour l’enfant. (6)
  • Les édulcorants sont à éviter absolument, l’aspartame en particulier : 2 études aux USA montrent que la consommation régulière de sodas light augmente de 38% les risques de naissance prématurée d’une part, et de cancers d’autre part.

Il vaut mieux se priver de sucre ou le remplacer par du miel bio, ou par des fruits de saison frais, que de se tourner vers les édulcorants qui gardent les effets du sucre tout en ajoutant leurs effets déséquilibrants propres.

La stévia ne doit être utilisée que naturelle, en feuilles ou poudre de feuilles de couleur verte, et non en extraits dont on ne sait pas encore l’éventuelle toxicité.

Ces conseils bien mis en place doivent être accompagnés d’exercice régulier sans excès, à l’air et au soleil pour fabriquer la vitamine D naturelle nécessaire en particulier à l’absorption calcique. Ils permettront de vivre une grossesse normale et de limiter au maximum les facteurs de risque exogènes.

Bonne santé à toutes les futures mamans !!!

Christine Bouguet-Joyeux

Notes

(1) Amer. Journal of Obstetrics and Gynecology , 29 octobre 2009.

(2) Journal of epidemiology & community health, Great Britain, 2002

(3) (voir mes livres de pratique et recettes sur www.christinebjoyeux.com)

(4) D Brunce & coll, « Psychology », avril 2004, éd. en ligne

(5) Goedhart G, van der Wal MF, van Eijsden M, Bonsel GJ; Maternal vitamin B-12 and folate status during pregnancy and excessive infant crying. Early Hum Dev. 2011 Feb 14

(6) « American Journal of Health Promotion »: Un tiers des bébés américains sont déjà trop gros – 03/01/2011


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